Un code strict pour des jeunes heureux

Qu’est-ce qu’un code d’éthique ?

C’est un ensemble de règles régissant le comportement des membres d’une corporation ou d’une profession sans qu’il relève d’une juridiction légale. Un code d’éthique n’est pas sanctionné par la loi, mais il exige de ses membres une appartenance à des normes établies pour répondre adéquatement aux besoins de sa fonction.


Pourquoi un code d’éthique ?

• Pour nous aider à comprendre et à respecter les spécificités de notre rôle auprès des jeunes qui ont recours à nos services

• Pour maintenir une image morale de l’organisme Autonomie Jeunesse

• Pour baliser nos interventions


Le code d’éthique peut servir de frein, d’avertisseur, de miroir qui nous fait éviter certaines erreurs, oubli collectif ou individuel néfaste à notre image et à notre engagement social.


Les personnes qui ne respectent pas le code d’éthique s’exposent à ne plus être à l’emploi de l’organisme.

Règle 1 - Accepter d’être évalué au moment de l’emploi et d’être réévalué en cours de service

• Considérant que l’intérêt du jeune est la raison première de l’existence de l’organisme; les employés se doivent de collaborer entièrement avec l’employeur chargé d’évaluer ses capacités d’intervention.

• Considérant l’importance du pairage, c’est-à-dire que le bon jeune soit confié au tuteur qui lui convient le mieux, il est d’une extrême importance que l’intervenant signale à son évaluateur ses goûts, ses forces, ses habiletés et aussi ses réticences, ses faiblesses connues dans certains domaines.

• Considérant que la ressource est en perpétuelle évolution et que chaque jeune arrivant et vivant à la ressource en modifie peu à peu la dynamique et compte tenu de l’évolution de chacun selon les évènements de la vie, il est important que l’intervenant soit réévalué en cours de mandat.

• Afin d’être mieux connu de l’organisme, de prendre conscience de son évolution, de ses faiblesses et surtout de ses forces et habiletés, l’intervenant considère comme essentiel d’informer l’organisme de tout changement ou difficulté l’affectant et pouvant avoir un impact sur l’implication auprès des jeunes.


Règle 2 - Répondre aux exigences de notre engagement social en collaborant à la réalisation du mandat

• Le rôle de l’intervenant travaillant à Autonomie Jeunesse en est un de support et d’accompagnement de la démarche du jeune afin de l’aider dans l’atteinte de ses objectifs. L’intervenant, pour ce faire, doit collaborer à la réalisation et à l’application du plan d’intervention prévu pour chaque jeune.

• L’intervenant se doit de trouver les moyens nécessaires à l’atteinte des objectifs du jeune.


Règle 3 - Respecter les règles de confidentialité dans tout ce qui touche le vécu passé ou présent du jeune et de sa famille.

• Chaque personne a droit au respect de sa vie privée et c’est à elle de déterminer ce qu’elle veut faire connaître. Il est donc juste que l’intervenant, ayant de par sa fonction des renseignements sur le vécu du jeune et de sa famille, respecte la confidentialité, c’est-à-dire qu’il soit soumis au secret professionnel.

• Afin de mieux répondre aux besoins du jeune et ainsi assurer une meilleure confidentialité, l’organisme demandera à l’intervenant de signer un formulaire d’engagement à la confidentialité.

• Rappelons qu’il existe deux types de renseignements personnels :

      o Nominatif : Renseignement concernant une personne physique et qui permet de l’identifier.

      o Non nominatif : renseignement à caractère public et le nom d’une personne sauf, s’il est mentionné avec un renseignement ou révèle un renseignement nominatif.

• Le secret professionnel :

• Le droit au secret professionnel prend sa source dans la Charte des droits et libertés de la personne.

• Il est important de se rappeler que le Code civil du Québec 1993 a ajouté un nouveau chapitre sur la protection de la vie privée en général et sur les dossiers en particulier.

• Le Code civil du Québec stipule que : « Toute personne a droit au respect de sa réputation et de sa vie privée. Nulle atteinte ne peut être portée à la vie privée d’une personne sans que celle-ci ou ses héritiers y consentent ou sans que la loi l’autorise. »

• Il impose donc à toute personne physique et morale (organisme, établissement, etc.) une obligation de discrétion qui vise tous les aspects de la vie privée d’une personne : ses origines, sa vie amoureuse, sa santé, sa vie familiale, son intégrité corporelle, ses loisirs, ses ressources, sa réputation, etc.


Règle 4 - Offrir aux jeunes des services individualisés

• Considérant que chaque jeune qui prend la décision de s’investir dans le programme de réinsertion sociale et de mise en autonomie de l’organisme Autonomie Jeunesse ne part pas à la même place et n’a pas les mêmes besoins; nous nous devons de lui offrir :

• Un plan de service personnalisé

• Des rencontres individuelles où l’intervenant se doit d’être attentif au développement affectif et moral du jeune en l’acceptant tel qu’il est, en le respectant et en lui apportant encadrement, confiance et accompagnement.


Règle 5 – Intervenir personnellement dans la situation du jeune

• Le personnel se doit de voir à ce que le jeune, sous la responsabilité de l’organisme, reçoive tous les services auxquels il a droit : école, centre d’emploi, centre hospitalier ou tout autre milieu ou établissement pouvant répondre à ses besoins.


Règle 6 – Avoir une attitude de respect, ne pas tenir des propos diffamatoires ou discriminatoires à l’endroit du jeune, de sa famille ou des partenaires d’intervention

• Le personnel de la ressource Autonomie Jeunesse se doit de respecter toute personne avec qui il entretient des relations professionnelles. Ces personnes sont : le jeune, sa famille, les partenaires d’intervention et tout autre professionnel avec qui il est appelé à travailler.


Règle 7 – Favoriser l’implication de la famille naturelle, de la personne significative ou du répondant du jeune

•Cela se traduit par un respect de la famille naturelle, de la personne significative ou du répondant dans la vie du jeune. Pour ce faire, l’intervenant se doit :

• De faire parvenir à la famille naturelle, à la personne significative ou au répondant un bilan de semaine reflétant les objectifs du jeune et les moyens pour y parvenir. Ceci afin de favoriser l’implication des parents naturels, de la personne significative ou du répondant et ainsi, préserver le lien.


Règle 8 – Accepter de participer aux formations pouvant améliorer la qualité des services rendus aux jeunes

• Compte tenu de la complexité des problématiques et de son rôle professionnel, l’intervenant se doit de tenir à jour ses connaissances et d’assister aux formations offertes par l’organisme.


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